Interview : Rôle des innovations de demain pour Sylvain Pradeaux

27 juillet 2018

Éleveur de porcs à Pipriac (35) et passionné d’innovations

Sylain s’est installé en 2012 : curieux et passionné, il est en constante recherche de progrès grâce à des solutions innovantes. Il a d’ailleurs été récompensé aux Victoires de la Bretagne en 2016 pour son action de bio-contrôle contre la pyrale.
Il témoigne de sa passion et de ses motivations.

D’où vient votre intérêt pour les innovations ?
En plus d’être curieux et intéressé par ce qui m’entoure, je pense que les agriculteurs doivent trouver des alternatives aux produits phytosanitaires. Ça ne veut pas dire que nous devons ranger le pulvérisateur : à titre d’exemple, l’utilisation d’oligo-éléments est positif dans l’objectif de renforcer la résistance de la plante. Les innovations et la technologie sont là pour nous aider à atteindre ces objectifs.

Comment travaillez-vous pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires ?

Les agriculteurs, céréaliers ou éleveurs, auront toujours besoin de curatif. Cependant, nous pouvons le limiter grâce à des techniques de prévention. Dans un avenir proche, nous n’aurons pas le choix d’arriver vers un système préventif plutôt que curatif. En élevage, nous devons d’ores et déjà être plus réactifspour moins traiter nos animaux. C’est pareil sur les cultures. Si nous n’intervenons pas en amont, les populations de ravageurs se multiplient et elles deviennent diffi ciles à contrôler.

Comment avez-vous été sensibilisé à cette lutte biologique intégrée ?
La lutte biologique intégrée est déjà connue dans le monde agricole, mais nous ne savons pas toujours ce qui existe et comment nous en servir sur nos cultures et nos parcelles. Lors de ma formation Certiphyto,
l’animateur m’a parlé d’une solution pour combattre la pyrale sur mon maïs. J’ai donc commencé les démarches avec Triskalia pour utiliser ce trichogramme.

Comment envisagez-vous les techniques de demain ?
C’est un travail sur le long terme à réaliser tous ensemble. À titre d’exemple, je déchaume mes parcelles de maïs et de blé dès la moisson terminée afin de réduire les populations de pyrales et baisser la pression des toxines. Cette démarche de prévention a un intérêt si elle est réalisée tous les ans et par l’ensemble des agriculteurs. Si nous n’intervenons pas en amont, les populations de ravageurs et d’adventices se multiplient et deviennent difficiles à contrôler. C’est aussi une démarche globale au sein
de chaque exploitation : mon travail du sol ne peut être dissocié de la lutte biologique intégrée à travers le déploiement des trichogrammes.

Sylvain cherche toujours de nouvelles innovations pour améliorer la qualité de son maïs.

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