L’Agriculture Biologique, levier de croissance pour Triskalia et ses adhérents

23 octobre 2018

Si la part du bio dans la consommation française n'est que de 4,5%, elle progresse fortement et régulièrement. L'enjeu consiste à accompagner la demande en corrélant création de valeur et attentes sociétales.

Évolution des ventes de produits alimentaires bio par circuit de distribution.

En moins de 10 ans, la bio est sortie des cercles de militants et d’initiés pour s’installer dans les cuisines et le quotidien de 7 français sur 10. Longtemps réservée à une élite urbaine, elle s’est peu à peu démocratisée avec l’arrivée en force de la grande distribution au début des années 2010.

Le bio : un marché en pleine croissance

Ce marché enchaîne les années de croissance à deux chiffres, +13% en moyenne depuis 2012, +20% entre 2015 et 2016 et +16% entre 2016 et 2017. Il dépasse désormais les 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Il ne peut donc plus être considéré comme un marché de niche ni comme un simple effet de mode.

Des conversions à un rythme soutenu

Côté production, la dynamique de croissance est similaire à celle de la consommation. Fin 2017, les surfaces agricoles conduites en bio atteignent les 1,78 millions d’hectares soit 6,5% de la Surface Agricole Utile Française totale.
Sur l’aval de la filière, le nombre d’entreprises impliquées dans la transformation, la distribution et l’exportation de produits bio augmente en conséquence.
En 2017, toutes les filières sont concernées par un développement des surfaces bio et en conversion. Si les surfaces fourragères bio s’étendent, celles des filières légumes frais et fruits frais connaissent des évolutions notoires, liées à des conversions au cours des années 2016 et 2017.
Dans la continuité de 2016, le développement des élevages bio est resté soutenu et concerne l’ensemble des espèces en 2017.
La part des animaux élevés selon le mode biologique continue sa progression dans l’ensemble des filières. Avec 10% des effectifs conduits en bio, les élevages de poules pondeuses sont particulièrement engagés.

La bio en réponse aux nouvelles attentes sociétales ?

82% des consommateurs français déclarent faire confiance au bio, 26% d’entre eux ont d’ailleurs l’intention d’augmenter leur consommation en produits bio.
Leurs motivations sont claires : selon l’étude de l’agence bio et CSA research de janvier 2018, les consommateurs achètent des produits bio pour préserver leur santé en premier lieu. Viennent ensuite des motivations d’ordre environnemental ainsi qu’une qualité gustative jugée meilleure que pour les produits dits conventionnels.
L’engouement du consommateur pour la bio traduit une recherche de sens, de valeur et de qualité. La bio est le symbole d’un changement profond de mode de consommation chez des individus soucieux à la fois de mieux manger et d’encourager un mode de production plus respectueux de l’environnement.
La part de bio dans la consommation des français est encore faible (4,5% en 2017), elle continuera à se développer durant les années à venir si nous nous fions aux dynamiques de progression observées dans les pays voisins où la consommation de produits bio est plus avancée qu’en France.
L’enjeu pour la production agricole est double : réussir à produire pour satisfaire la demande en créant de la valeur et répondre au besoin de réassurance des consommateurs. Ou comment concilier développement économique et respect des promesses faites aux agriculteurs et
aux consommateurs en recherche d’un modèle alternatif à celui du système conventionnel ?

L’ambition de développer une bio pour chaque production de la coopérative

La part de bio dans l’alimentation des français est en forte progression sur l’ensemble des segments de produits de grande consommation. Georges Galardon, Président de Triskalia, veut en faire une filière à part entière : “Nous sommes une coopérative agricole polyvalente, nous devons être en mesure de proposer à l’ensemble de nos adhérents désireux de conduire ce mode de production, un accompagnement performant.” Face à la commission bio, récemment constituée au sein de la coopérative, le Président reste ferme quant à son ambition : “À terme, les productions biologiques de la coopérative doivent permettre de répondre au niveau national de la consommation de produits bio. Mais notre attention se portera avant tout à sécuriser les filières, en assurant systématiquement des débouchés contractualisés et générateurs de valeur”.

Une équipe dédiée au suivi des agriculteurs bio

Pour permettre l’atteinte de ses objectifs, la coopérative se dote d’une représentation professionnelle dédiée à l’agriculture biologique. Son rôle, en sus de représenter la population d’adhérents bio, sera de porter, devant le conseil d’administration de la coopérative, ses projets structurants majeurs et ses ambitions de développement.
Sur le terrain, une équipe de trois techniciens spécialistes de la bio sont aux côtés des adhérents bio ou porteurs de projets de conversion.
Pour les adhérents Triskalia les plus “connectés”, une communauté facebook dédiée à l’agriculture biologique a été créée : “Les ambassadeurs de la bio”. Son objectif est de partager de l’information et des expériences. Ne tardez pas à la rejoindre !

Le Service agriculture Biologique Triskalia

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