Canard de Barbarie : une production d'avenir

6 mars 2018

Pour Yves Cotten, éleveur à Elliant (29), l’élevage du canard de Barbarie est une affaire de famille.
L’instauration des quotas laitiers et un besoin de diversification ont motivé ses parents à transformer l’ancienne porcherie en bâtiment de canards en 1987.

René Hémon (à gauche) assure le suivi technique de l’élevage de canards depuis près de 30 ans,
et accompagne Yves Cotten (à droite) dans son projet de nouveau bâtiment.

Ainsi commence l’histoire d’amour, avec un nouveau bâtiment de 1200m2 en 1993, puis un autre en 2002, toujours en canard de Barbarie. Yves, Bac Pro agricole en poche, rejoint l’aventure familiale en 2008, puis reprend les rênes de l’exploitation en 2015 lorsque ses parents s’offrent une retraite bien méritée. Quand il décide d’agrandir son exploitation pour y accueillir sa femme, la décision est sans appel : un nouveau bâtiment d’élevage de canards de Barbarie s’impose, d’autant plus que le marché est demandeur.

Triskalia accompagne le développement en canard

Dans cette aventure, la coopérative est un acteur majeur. Après des débuts chez Bourgouin, la famille Cotten rejoint rapidement Triskalia. Une collaboration étroite se met en place, avec un suivi technique assuré par René Hémon, technicien volailles qui a suivi et accompagné le développement en canard de Marie-Françoise et Yves (père), et travaille encore aujourd’hui aux côtés de Yves (fils), notamment sur son projet de nouveau bâtiment. La coopérative a aussi assuré un soutien financier des projets de construction. Aujourd’hui, c’est avec la même ferveur que Triskalia soutient le projet de Yves.

À l’instar de ses bâtiments actuels, Yves souhaite construire un bâtiment de 1200m2 en ventilation statique latérale (Louisiane), bien adapté à la production du canard. Équipé de 2 rangées d’assiettes et 4 lignes de pipettes (dont 1/3 multidirectionnelles), le chauffage est assuré par une rangée centrale de radiants. Une fosse couverte de 1600m3 sera implantée à proximité, permettant 8 mois de stockage des lisiers. L’implantation permettra la mise en place d’un jardin d’hiver, afin de répondre aux évolutions possibles des cahiers des charges en matière de bien-être animal.

Un projet d’une valeur de 460000€, dans lequel Yves n’est pas seul. Ce projet ouvre droit à une aide dans le cadre du PCAEA (Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations Agricoles). Triskalia quant à elle, en partenariat avec Procanar/SBV (groupe LDC), accompagne ce projet grâce à deux volets de soutien financier : une aide directe par m2 à la mise en place du bâtiment, et une bonification à la tonne de vif produit.

Se donner les moyens de réussir

Pour René, technicien d’élevage Triskalia, la recette du succès est simple : « Il faut se donner les moyens de  réussir ! », et Yves en est un bon exemple. Impliqué auprès de ses canards, il sait faire les choix qui s’imposent. Quand la parvovirose et la riemerellose ont commencé à sévir sur son élevage, il a rapidement compris que la qualité de la vaccination était un facteur clef. « Jamais mieux servi que par soi-même », il décide d’investir dans un automate de vaccination et un ascenseur à caneton, et cela fait plus de 8 ans maintenant qu’il assure lui-même les interventions. La parvovirose a rapidement disparu et l’autovaccin contre la riemerelle a été arrêté avec succès après 2 ans d’utilisation. Le sanitaire est bon sur ce site, notamment grâce au temps que Yves investit dans chaque démarrage, en gestion du petit matériel et nursing de ses canetons. Sa MPA (Marge Poussins Aliments) de 27€/m2/lot en moyenne est une belle récompense aux moyens mis en œuvre.

Triskalia recherche 20000 m² en développement de canard de Barbarie

Triskalia volaille, c’est 375000m² dont 75000m² spécialisés en canard de Barbarie, avec chaque semaine 75000 canetons mis en
place et 14000 tonnes de vifs produits.
Transformation de bâtiment, construction, le service volaille étudie et accompagne techniquement et économiquement vos projets en filière canard de Barbarie.

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